Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 11:17

 



Nouvel Afghanistan, enlèvements et insécurité, arrestations des membres d'Al Qaida, industrialisation de la piraterie, mariages forcés,... Toutes les raisons sont bonnes pour se dissuader d'une escapade touristique au Yémen par les temps qui courent. Pourtant la réalité sur place est bien différente.


En mars 2010, un voyage de presse organisé par le ministère du Tourisme du Yémen propose de m'ouvrir les portes d'une petite île hors du temps qui s'initie doucement au tourisme, au large du Yémen.


L'île de Socotra se trouve dans le Nord Ouest de l'Océan Indien, à l'entrée du Golfe d'Aden, elle est inscrite depuis 2008 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en raison de sa biodiversité et de ses espèces uniques au monde. L'île est donc aujourd'hui connue pour sa flore endémique spectaculaire, son encens, et ses plages à couper le souffle. 

Spécialiste de la rubrique "écotourisme" de mon magazine dédié aux professionnels du tourisme, je décidais d'embarquer pour une expérience "trekking-sauvageinto the wild qui devait me permettre de réaliser le parfait reportage. J'avais simplement omis que pour me rendre à Socotra, il me faudrait passer quelques jours à Sana'a (capitale du Yémen), emprunter la Yemenia Airways (qui offre tout de même une petite chance de survie à un éventuel crash), puis monter dans un avion-navette-à-hélices-ancestral qui me conduirait en terre promise. Un voyage au Yémen par les temps qui courent n'était donc pas la première option sur ma liste, un petit tour sur le site du quai d'Orsay et quelques clics sur les pages Google actu parvenaient presque à m'en dissuader définitivement : 


"Lrisque d’être pris en otage reste très élevé dans le pays comme en atteste la série d’enlèvements dont le dernier en date est celui du 15 novembre 2009. En conséquence, les voyages continuent à être formellementdéconseillés dans l’ensemble du pays." (source : www.diplomatie.gouv.fr)



Quoi qu'il en soit je voulais désormais découvrir Socotra et ce risque hypothétique pimentait mon envie. J'aime vérifier par moi-même certaines informations. Je me documentais donc un peu sur l'aspect naturel de l'île, un brin d'histoire au préalable pourrait m'éviter de débarquer en vraie touriste : "de 1967 à 1990, Socotra futintégrée à la République démocratique du Yémen du Sud, période durant laquelle elle devint une base militairesoviétique." Comment avouer que je n'avais jamais entendu parler de cette île et que je l'imaginais plutôt comme le pays de Candy, peuplé de fleurs et d'arbres extravagants, de chèvres et de poissons multicolores.


Sana'a, mystères sous voile de poussière























 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sana'a est poussiéreuse. Sana'a est bruyante. Sana'a est anachronique. Mais Sana'a n'est pas dangereuse, elle est belle. Un hôtel-restaurant traditionnel en forme de pain d'épice dans le vieux Sana'a nous plonge au cœur du souk mythique (et odorant) de la capitale. Notre petit groupe finit par se disperser, personne n'a jamais vraiment su si cela avait été consenti. Mais difficile de ne pas se perdre au milieu de centaines de fantômes noirs en burqadéambulant dans des allées étroites, au milieu des citrons, des noix de coco, des marchants ambulants, des épices et du poisson. Difficile aussi de savoir comment aborder une femme, si elle est de face ou bien de dos, si elle nous sourit ou méprise nos cheveux découverts, si elle nous voit aussi. 




















Dans les rues du "Old Sana'a"



















 

 

Au détour d'une rue où un petit gavroche que je poursuivais avec mon appareil photo s'est faufilé, j'avais fini par les perdre de vue. Seule au Yémen (non voilée et la peau claire), ici commence mon aventure. Je poursuis Gavroche le temps de quelques clichés puis me retrouve perdue dans les rues labyrinthiques de la vieille ville à l'architecture intemporelle et digne d'un conte d'Andersen. Je suis invitée par un Yéménite souriant (mais édenté) mâchant une énorme boule de Qat, cette feuille connue ici pour son effet stimulant et euphorisant qui déforme les visages tant elle fait gonfler leurs joues. J'accepte et m'engouffre sans appréhension dans une petite cour où des hommes (et seulement des hommes) prennent un café sur des petites tables en acier, confortablement installés sur des matelas brodés au sol.





Le sentiment d'insécurité disparaît au moment où il devrait m'assiéger. Je décide donc de prolonger l'instant et me livre à une séance portrait, en clichés et en dessins, ce qui nous permet tout juste de communiquer à travers un langage universel : le rire (j'aurais aimé écrire : l'Art)






















Ceux que l'on croise...

















 
 
 

 

 

 

 

 

Je quitte donc mes nouveaux compagnons qui refusent les quelques rials que je leur tends et me souhaitent un bon voyage. Je continue à déambuler seule dans les rues baignées par la lumière orange d'un soleil qui commence à fatiguer. Je me livre à une petite séance de shopping ethnique et mon regard se pose sur un magnifique pendentif en argent, noirci par le temps (et la poussière). Je l'ausculte d'un peu plus près. Un homme qui se tenait derrière moi me glisse à l'oreille : "it's a Jewish jewellery, it's beautiful." Je n'en reviens pas, il me confie que nous sommes au coeur du quartier juif de Sana'a et qu'il y vit toujours une petite communauté de juifs yéménites qui se sont spécialisés dans la création de bijoux et de meubles en bois. Et dire que je m'appliquais à couvrir avec soin le tatouage en hébreu dessiné sur ma nuque. Satisfaite et la peur envolée je lui achète le bijou et lui confesse ma religion. Je me sens mieux.






















De clichés en portraits inspirés...




Socotra, l'île hors du temps menacée






Après deux journées passées à parcourir les vieilles rues de Sana'a, avec pour unique compagnon mon bon vieux réflex, je ne parviens même plus à retrouver le sentiment d'appréhension qui avait hanté mes nuits parisiennes avant le départ. L'expérience en vaut le détour et le presque ulcère laissé par la peur aérienne. Je peux désormais me vanter d'avoir découvert une des plus belles villes du monde et enrichir ma case souvenir de clichés à couper le souffle.





Mais mon souffle se coupe pour de bon quand je découvre la "navette" sensée nous faire rejoindre l'île de Socotra (enfin! J'allais presque l'oublier...). Felix Airlines, plus d'avion crashés au sol qu'encore en service. Et quand je questionne notre accompagnateur sur la sécurité en lui signalant l'avion cramé au sol que j'observe depuis mon hublot, il me répond : "Allah" en levant les yeux au ciel. Amen.

Chaleur humide presque insupportable, capital soleil évanoui en moins d'une heure, sécheresse et aridité à perte de vue, arbres extravagants non identifiés et visages hors du temps définiront le premier regard que je posais sur Socotra à mon arrivée. Nous nous éloignons de l'aéroport en 4x4 pour six jours de bivouac à travers l'île, les coffres fournis en provisions alimentaires et en bagages inutiles. Les premières heures nous nous consacrons uniquement à notre acclimatation et épuisons le stock de tee-shirts propres emportés (ainsi qu'une bonne partie des bouteilles
d'eau).




































 

 

 

 

 

Ici point de pollution, seulement des tribus de chèvres, des caméléons et des vautours, parfois un petit village bédouin, ou fantôme. Des lagunes étincelantes flottant sur une eau cristalline turquoise. Fleurs roses et arbre à sang-dragon, filet d'eau douce pour la baignade (et la douche). Cette terre ressemble à celle des origines (celle que l'on imagine), le chant de la prière au soleil couchant nous le confirme : elle l'est. Et point d'électricité, point de commerce, la mondialisation est à des années lumières. On vit de la pêche, du pauvre bétail, de quelques fruits et des plantes aux vertus médicales. Car en cas d'accident ou de maladie c'est aussi "Allah".

Il faut vite se faire à notre nouvelle vie d'homme des cavernes (des tentes en l'occurrence) et ne pas se défiler à la vue d'une peau de chèvre ensanglantée sur la rive d'un cour d'eau claire faisant office de douche matinale. Apprécier la saveur de cette chèvre que l'on retrouve dans la marmite en fonte du diner et que l'on avait affectueusement câlinée le matin même. Dans cette même eau claire on laissera tremper la vaisselle du diner dans laquelle les poissons viennent se mirer, ignorant que les restes de leurs congénères y flottent encore. La nuit venue, je retrouve ma tente humide et fendue dans laquelle me guette un serpent égaré qui semble apprécier le confort de mon duvet technique. C'est vers quatre heure du matin que la chaleur nous surprend dans notre sommeil, nous guidant vers les premiers clichés de la journée, ceux d'un soleil qui baigne de ses premières lueurs une terre ocre ruisselant sous la rosée matinale.

Socotra se raconte davantage en images, elle fait partie de ces paradis qui rendent la plume mélo...


 
























 

 

 

 

 

 

De retour à Paris, plus que jamais déterminée à convaincre et séduire la profession à l'aide de quelques clichés et de mots rassurants sur la destination, je commence mon reportage sur Socotra. Il faut à tout prix dévoiler et promouvoir cet écrin paradisiaque oublié dans l'Océan Indien, pourtant tout semble avoir été rêvé. Le rêve s'achève lorsque d'un clic j'actualise mes news sur le Yémen : suite aux tractations entre les autorités américaines et yéménites qui ont eu lieu en janvier 2010, il aurait été entendu que les Etats-Unis seraient dès à présent autorisés à implanter une base militaire à Socotra. Wait & see...


(Voir mon photo-reportage à Socotra sur Libé Voyages http://voyageorigine.liberation.fr/grandes-destinations/socotra-l-039-ile-hors-du-temps)


Maud Charton

Par Maud Charton
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 11:12
La Bibliothèque Nationale de France dévoile jusqu’au 11 juillet une partie de la plus extraordinaire découverte du XXème siècle : 377 fragments des manuscrits de la Mer Morte, découverts en 1947 non loin du site de Qumrân, dans des grottes. Ces rouleaux de cuir seraient les plus anciens textes religieux juifs découverts ayant donné naissance à la Bible. Polémique ou désintérêt, l'exposition ne crée pas l'évènement.
 


Carte du site de Qumrân :

Trois Français sur quatre ne lisent jamais la Bible et seulement la moitié des foyers en France possèdent une Bible, révèle en 2001 un sondage réalisé par la SOFRES pour le quotidien catholique La Croix. Cette situation reflète une méconnaissance d'un héritage culturel qui a largement contribué à la construction des valeurs en Europe. 
La plus grande découverte du XXème siècle
Il n’est pas rare pourtant de remarquer un inconnu le nez plongé dans sa Bible dans un métro parisien, même aux heures de pointe. Rien de plus normal après tout, la Bible est un des fondements de notreculture et certainement l’un des tous premiers savoirs. Difficile alors d’ignorer que la BNF conserve, depuis 1953, une partie des plus précieuses découvertes sur l’origine des grandes religions monothéistes : les premiers écrits de la Bible
Fragments des rouleaux :

Même si d’autres expositions les ont déjà présentés au public français à travers différentes thématiques, Qumrân est bien la première exposition entièrement consacrée aux manuscrits de la Mer Morte. Pour cela l’exposition apporte également de nombreuses autres pièces (cartes, plans, photos, médailles et manuscrits), un fragment d’un des plus importants rouleaux, celui du Temple, prêté par le Musée d’Israël et découvert par les Bédouins, ainsi que certaines pièces apportées du Louvre comme le tissu qui enveloppait ces rouleaux.

Trop pieux? 

Pourtant ce genre d’exposition n’ameute pas les foules en France. Aux États Unis, où l’on est certainement plus croyant et plus pratiquant, un tel événement attirerait des millions de visiteurs et jouirait d’une immense popularité. Mais en France, on observe toujours un peu de gène en voyant le Président des Etats-Unis d’Amérique prêter serment sur la Bible. C’est sans doute pourquoi la communication autour de cette manifestation se fait discrète : point de campagne de publicité, la presse ne s’empare pas du sujet, seule une poignée d’érudits fréquentant les allées de la Bibliothèque François Mitterrand semble avertie. Et Anne Manouvrier, en charge de cette exposition, nous le confirme : « Pour l’instant (ndlr : l’exposition a débuté le 13 avril) nous avons reçu très peu de visiteurs, il s’agit d’un public relativement âgé et instruit et de visites guidées pour des étrangers. »
Trop ancien?
Alors, l'on peut se demander où en est la prise de conscience nationale autour de cette découverte, faite il y a maintenant plus de soixante ans. Une telle exposition, permettant de se plonger 2000 ans en arrière et d’accéder aux plus anciennes traces de l’écrit à l’origine des trois grandes religions monothéistes, mérite-t-elle d’être passée sous silence ?

Anciens fragments restaurés et conservés :

Il faut tout de même mentionner que ces textes, déjà déchiffrés par les archéologues et les chercheurs, se rapportent uniquement à l’Ancien Testament, la Bible Hébraïque. Aucune trace de Jésus, aucun fragment des évangiles, il ne s’agit que des fondements des grandes religions et de l’histoire du peuple hébreu. Peut-être, dans l’esprit des français, la religion nait-elle avec le Christ et se cantonne-t-elle uniquement à l’ensemble des événements de la vie deJésus et aux premières années du christianisme. La genèse étant donc, dans ce cas, perçue comme de l’histoire ancienne, dépassant les connaissances, la culture et les croyances de notre société.
Trop controversé?
On ne peut ignorer une toute autre théorie : la population française, majoritairement chrétienne, préfère-t-elle peut-être se détourner d’une théorie qui diviserait et pourrait créer la polémique. Pourtant les écrits de Qumrân font largement écho à la pratique religieuse chrétienne observée aujourd’hui par les croyants. Mais on sait en revanche qu’une polémique attirerait davantage les foules, qu’un débat sur les croyances et les convictions qui serait capable de raviver des polémiques ayant divisé l’Occident pendant des siècle pourrait, à lui seul, créer l’événement. Car les chercheurs et explorateurs le confirment : l’enjeu théologique d’une telle découverte pourrait connaitre de lourdes conséquences, et remettre en question la foi des chrétien. 

 Peut-être préfère-t-on simplement en rester à laversion canonique de la Bible et s’abstenir de se livrer à la diversité des sources anciennes, comme celle trouvées sur le site de Qumrân. Les textes sacrés sont-ils peut-être définitivementfigés dans notre société, qui ne peut concevoir qu’une telle découverte pourraitbouleverser la foi de millions de chrétiens et mettre en doute l’existence de Jésus Christ. Et cette théorie semble la plus vraisemblable si l’on en juge par le caractère exceptionnel et l’événement créé autour de la présentation du Saint Suaire de Turin, le linceul qui aurait enveloppé le corps du Christ au moment de sa mise au tombeau, sur lequel l'on discernerait son visage. Car ce sont bien deux millions de visiteurs qui sont attendus jusqu’au 23 mai dans la Cathédrale de Turin pour cette exposition. Pourtant le Vatican reste discret sur son authenticité, qui est d'ailleurs l’objet de nombreuses controverses scientifiques.

Photographie du Saint-Suaire de Turin :

Un voyage dans le temps

C’est en tous cas, au delà de la foi et des croyances, un extraordinaire voyage dans le temps que nous propose l’exposition Qumrân. Et, Anne Mounouvrier le sait bien : « Nous avons, avec mes collègues, longtemps hésité sur le titre de cette exposition afin de ne pas dissuader une partie du public, 'Les manuscrits de la Mer Morte' nous paraissait trop pieux, nous avons choisi ' Qumrân ' pour attirer les plus curieux ou les érudits. C’est avant tout une leçon d’Histoire et de connaissance en matière de Grandes découvertes que l’on ne peut ignorer au XXIème siècle. »

De toute évidence on peut venir parcourir les allées de l'exposition simplement pour approfondir nos connaissances historiques ou se plonger dans la fabuleuse aventure de ces manuscrits, maintes fois volés, vendus ou perdus, qui n'ont cessé de voyager à travers le Monde, avant d'être précieusement conservés dans les musées européens, américains et israéliens. C'est d'ailleurs ce qui a inspiré à Eliette Abécassis un roman se situant entre enquête policière et quête spirituelle, Qumran (ed. livre de Poche, 1996), une histoire pleine de suspense et de rebondissements, abordant avec justesse l'interprétation et la controverse des plus précieux écrits que l'on ai jamais trouvé.

Maud Charton
Par Maud Charton
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 17:45

Grâce à son implantation au Sénégal Fram poursuit, depuis X ans, son engagement auprès des populations locales et a permis la création de nombreux emplois à travers toutes ses filiales dans le pays. Actuellement, 250 employés de l’hôtel Framissima à Saly et 85 autres au sein des filiales réceptives à Dakar sont employés directement par Fram.

 

En associant les pays d’accueil et les populations locales aux activités touristiques et en recrutant uniquement des autochtones au sein du Framissima, le TO aide des familles entières à vivre plus décemment, car un seul salaire peut faire vivre jusqu’à une dizaine de personnes. Sans compter que les commerces environnants, comme ceux de Saly ou M’Bour, profitent également de ces retombées économiques.

Mais l’action que mène Fram au Sénégal ne s’arrête pas ici. Le TO prévoit, dans le cadre de tous ses circuits ou excursions, un budget réservé aux actions humanitaires qui permet de venir en aide aux populations rurales en offrant des produits de première nécessité (riz, sucre, huile,…) ainsi que des fournitures scolaires (cahiers, crayons, stylos). Pour le voyageur qui est demandeur d’un réel contact avec la population sénégalaise et qui souhaite participer pour apporter son soutien, c’est un véritable échange à ne pas manquer.

Parallèlement, Fram organise des collectes auprès de ses collaborateurs en France (habits, chaussures, livres, etc) et achemine ces produits via ses avions affrétés pour les redistribuer à la population sénégalaise.

Aujourd’hui Fram peut donc se féliciter de permettre à la population locale de benéficier de retombées économiques visant à améliorer leur quotidien et favoriser leur développement depuis de nombreuses années, et les chiffres nous le confirment : le TO compte plus de salariés à l’étranger que de français et 90% d’entre eux sont issus du pays de destination.

Même s’il est encore perçu comme une activité marginale, le tourisme solidaire suscite de vrais espoirs et permet d’assurer une redistribution plus juste des ressources tout en permettant à des visiteurs à la recherche d’une véritable expérience et souhaitant découvrir la réalité d'un pays de nouer une relation plus équitable et saine avec les habitants.

Par Maud Charton
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 17:44

Le titre de capitale culturelle des Amériques récompense cette année la capitale Dominicaine, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1990.

Fondée en 1498, Saint-Domingue a vu se dresser la première cathédrale et la premiere Université d’Amérique. Le modèle en damier dessiné pour édifier cette ville fut aussi celui retenu par tous les fondateurs du nouveau monde.

La culture nationale se concentre aujourd’hui sur la superbe Plaza de la Cultura qui rassemble une grande partie des musées et sites culturels et retrace l’histoire nationale mouvementée de cette République.

 

Ce n’est donc pas un hasard si ce berceau du Nouveau Monde à été choisi pour représenter la culture américaine en 2010. Les établissements culturels de cette capitale regorgent de vestiges ethniques, historiques ou artistiques, qui remontent jusqu’aux premiers Taïnos installés sur l’île et qui font battre le cœur du quartier colonial.

 

Les musées et les sites archéologiques nous racontent et nous font vibrer en couleur grâce à une histoire aux trésors antiques et aux joyaux d’une culture anachronique. Les expositions présentées dans les musées de la capitale réveillent d’ailleurs la mémoire historique : le Musée Taïno, le Musée de l’Homme Dominicain ou encore le Musée de Las Casas Reales qui retrace l’histoire de la colonisation de l’île par les espagnols. L’Art Moderne dominicain n’en reste pas moins présent et se voit même consacrer deux musées : le Musée d’Art Moderne, ainsi que le musée Bellapart, installé dans une concession automobile.

 

La mosaïque culturelle qui se dresse dans cette incroyable ville s’articule autour de nombreux sites et nous entraine à travers les petites rues pavées du cœur historique : la cathédrale Santa Maria, les maisons coloniales, la forteresse d’Ozama, le musée Mundo de Ambar qui se consacre à l’ambre, le musée naval de las Atarazanas, et de nombreux autres projets qui verront bientôt le jour.

 

Tous les dimanche soirs : concert latin dans les ruines de l’ancien monastère de San Francisco, quartier colonial. (gratuit)

Par Maud Charton
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 17:43

C’est au nom de l’entière région de la Ruhr, berceau de la Communauté du Charbon et de l’Acier, que la ville d’Essen a été choisie comme Capitale Européenne de la Culture pour l’année 2010. Le charbon et l’acier, le dur labeur, le football et la solidarité définiront les principaux thèmes du programme culturel et donneront lieu à de nombreuses manifestations à travers les 53 communes de la région tout au long de l’année.

Coté spectaculaire, l’on assistera à des évènements de grande envergure comme l’énorme banquet sensé réunir cultures, nationalités et générations autour d’une immense table de la longueur de l’autoroute reliant Dortmund à Duisburg !

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée le 9 janvier 2010 à la mine du Zollverein et a donné le coup d’envoi des 2500 manifestations à venir sous le slogan « Le changement par la culture, la culture par le changement ». Ce sera la première fois qu’une région entière accède au rang de capitale européenne de la Culture, ainsi chaque commune pourra organiser sa propre semaine de festivités sur son territoire en plus de la programmation générale.

C’est certainement l’abondance de leur offre culturelle qui a porté Essen et la Ruhr sur le devant de la scène : la région compte 19 universités, une centaine de salles de concert, 120 théâtres et plus de 200 musées. C’est aussi un incroyable melting pot de peuples et de cultures qui savent jouer de leur créativité pour composer un paysage culturel aux multiples visages.

Programme :

 

24 avril - 24 octobre 2010

"Ruhr Views" – Exposition Photographies au SANAA Building

05 Juin 2010

Sing, day of song – Concert « Les chœurs d’Essen » au square de Burgplatz

25 juin – 4 juillet 2010

RuhrArt 2010 – Foire de l’Art Contemporain de Rurh

30 juin – 04 juillet 2010

Theatre of the World  représentations au Théâtre der Welt

Infos et programme complet : www.ruhr2010.de

 

Par Maud Charton
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